134212 Dernière mise à jour le : : 18/06/2017
La Tromperie des Edulcorants Artificiels

Si les édulcorants artificiels du type aspartame, sucralose, saccharine, cyclamate et acesulfame-K, aidaient les gens à perdre du poids, il y a longtemps que cela se serait vu. Les Etats-Unis nous auraient donné le ton avec un amaigrissement général. Vu le contenu calorique proche de zéro, chacun s’attendait à ce que leur action métabolique soit nulle!

C’est faire peu de cas des récepteurs au goût sucré qui tapissent la langue et le palais, des récepteurs dont on a récemment trouvé de nombreux exemplaires disséminés tout au long de l’intestin. Vous trouverez beaucoup de littérature scientifique à ce sujet dans ma conférence «Gut Sweet Taste Receptors» (voir mon site internet www.gmouton.com).

Si les molécules citées ci-dessus ont une action édulcorante, c’est parce que leur conformation spatiale épouse le récepteur au goût sucré. Les édulcorants représentent les «fiches» qui s’adaptent bien aux «prises» dont l’activation informe notre cerveau quant à l’arrivée d’une substance sucrée... ou de quelque chose qui se fait passer pour tel. Cette information n’est pas anodine: elle favorise l’absorption intestinale des nutriments par un puissant mécanisme d’activation génétique et elle augmente les dépenses énergétiques. Ces dernières croissent par un double mécanisme, à savoir davantage de chaleur produite en interne et davantage de mouvements exécutés par l’organisme dans son ensemble.

Quand il s’agit vraiment de sucres avec leur contenu énergétique traditionnel, la hausse des apports caloriques est dans une certaine mesure compensée par la hausse des dépenses caloriques. Mais lorsqu’on a affaire à de faux sucres, à savoir des édulcorants sans calories, on continue à activer l’absorption intestinale des nutriments mais pas du tout l’accroissement des dépenses énergétiques qui l’accompagne. On ne connaît pas encore les mécanismes moléculaires qui découplent les deux phénomènes autrement bien synchronisés, mais on en a des preuves (voir la conférence déjà évoquée ci-dessus)!

Je sais que tout cela paraît peu vraisemblable tant l’adage « une calorie est une calorie » est bien ancré parmi les dogmes préférés par les diététiciens, alors qu’il s’agit en vérité d’une abomination scientifique. C’est précisément la raison pour laquelle j’ai déjà incité nombre de mes patients à effectuer l’expérience suivante. Il s’agit d’acquérir 40 rats, de leur donner libre accès à une nourriture spécifique pour rongeurs et de fournir une boisson sucrée à 20 rats alors que les 20 autres reçoivent la même boisson édulcorée à l’aspartame.

L’expérience, certes peu séduisante au départ, prendra tout son sens un mois plus tard quand vous pèserez vos rats: ceux qui auront bu l’édulcorant auront beaucoup plus grossi que leurs congénères! Ici, la bonne nouvelle vient du fait que vous n’avez plus besoin d’acheter tous ces rats... Des chercheurs de l’Université Fédérale du Rio Grande do Sul, à Porto Alegre au Brésil, l’ont fait pour vous et ils ont publié leurs résultats le 10 octobre 2012 dans une revue médicale réputée (voir tous les détails ci-dessous). 

Ces scientifiques brésiliens ont plutôt choisi de les nourrir avec du yaourt sucré comparé à du yaourt édulcoré à l’aspartame ou à la saccharine, mais le principe est exactement le même: comparer le sucre à son succédané. Devinez quels étaient les rats les plus gros après 12 semaines! Voilà, vous voyez que vous commencez à comprendre... 

 
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