184638 Dernière mise à jour le : : 18/08/2017
Les Controverses Relatives à la Ménopause (2/2)

Soyons clairs, je ne serai jamais un partisan du Traitement Hormonal Substitutif (THS), ce traitement de la ménopause très contesté à base de comprimés fournissant une association fixe d’œstrogènes non humains (œstrogènes équins) et de progestérone synthétique. La seule présence d’une progestérone artificielle, même si elle est couplée à un œstradiol bio-identique, condamne pour moi ce type de préparation en raison du risque tumoral (sein).

Encore pire, la tibolone est souvent proposée en dose quotidienne unique et standardisée pour soulager les symptômes de la ménopause et protéger le capital osseux. Ce stéroïde synthétique possède d’indubitables effets cancérigènes ayant fait l’objet de plusieurs publications. Vu les risques avérés et connus, la tibolone devrait être retirée du marché!

Alors que faire pour aider les femmes se plaignant d’insomnie due aux bouffées de chaleur, de sécheresse vaginale, de mauvais moral, de mémoire en berne depuis leur ménopause?

Il existe une possibilité de les soulager sans les exposer à des risques inutiles grâce à la restauration de valeurs physiologiques, tant vis-à-vis de l’œstradiol que de la progestérone, pour autant que l’on ait pu objectiver les déficits correspondants dans leur bilan sanguin.

Cette méthode beaucoup plus naturelle ne s’adresse qu’aux femmes se plaignant de symptômes typiques et présentant des taux hormonaux inexistants ou trop bas en tenant compte de la ménopause. Parmi les indications d’un tel traitement (à ne pas appeler THS vu la connotation très péjorative associée à l’acronyme !), il faut ajouter une ostéoporose avérée. Là encore, on tiendra davantage compte de l’âge de la patiente (Z-score à la densitométrie osseuse) que de la valeur absolue (T-score) trop souvent mise en avant pour effrayer les patientes et, peut-être, les inciter à prendre les biphosphonates tant décriés...

La lubrification des muqueuses durant la ménopause constitue une indication majeure de la correction physiologique des deux hormones sexuelles.

Les femmes affectées mentionnent volontiers la sécheresse vaginale, voire un problème d’yeux secs. Il convient d’y ajouter les cystites à répétition, d’ailleurs souvent plus inflammatoires qu’infectieuses, ainsi que le manque de lubrification de la muqueuse intestinale. Ceci conduit facilement à des déficits d’absorption des nutriments (surtout vitamines liposolubles), voire à une vraie fragilisation de la muqueuse intestinale synonyme de leaky gut syndrome (intestins trop perméables).

On le voit, de nombreuses femmes bénéficieraient de ces traitements correcteurs mais la plupart sont aujourd’hui terrorisées par la seule évocation d’un traitement hormonal. Nous avons besoin de dédramatiser la situation en expliquant exactement de quoi il s’agit et c’est précisément le but de cet article: il y a bel et bien moyen d’éviter les pièges du THS classique... 

La voie orale doit être évitée pour échapper à ce que l’on appelle le premier passage hépatique (de l’intestin au foie en direct via la veine porte), d’où la préférence pour un gel ou un patch. Toutefois, le gel a l’avantage par rapport au patch de donner le coup de pouce chaque matin (œstradiol) et le coup de frein chaque soir (progestérone). Les dosages doivent être soigneusement ajustés sur base individuelle en fonction des tests sanguins : on décide des prescriptions initiales selon les valeurs sanguines de dé- part, si elles s’avèrent basses, puis on ajuste petit-à-petit. On tiendra alors compte d’éventuels effets secondaires (justifiant une baisse immédiate de la posologie) et des contrôles sanguins répétés après quelques mois, finissant par identifier les dosages optimaux convenant à chaque patiente.

De tels traitements respectant la physiologie, quel que soit l’âge des patientes, ne doivent pas nécessairement être limités dans le temps, au contraire de ce qui se passe dans le THS classique. Les femmes peuvent en bénéficier aussi longtemps que cela s’avère nécessaire! 

 
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