184640 Dernière mise à jour le : : 18/08/2017
Conclusion

Voilà, la «fête» est finie: en un an, soit 52 semaines et 52 blogs plus loin, j’espère que vous avez appris des choses intéressantes. Sans avoir vraiment planifié le programme des blogs, on a quand même réussi à couvrir tous les grands domaines de la médecine fonctionnelle.

Sans surprise, pas moins de 20 blogs ont été consacrés à l’alimentation: il font ressortir les mythes les plus flagrants et les erreurs alimentaires les plus courantes. Les gros dégâts occasionnés par les sucres rapides, le fructose, les céréales, le gluten et les laits animaux ont été mis en évidence. Attention aussi à la surcharge en œufs (sans respecter la trêve hivernale imposée par la nature) et à la consommation insuffisante de poissons gras et d’huiles végétales de qualité. Beaucoup de mes blogs traitent des graisses, bonnes ou mauvaises: ne diabolisons plus le cholestérol ni même les graisses animales en général, et fuyons toutes les huiles végétales hydrogénées (les acides gras trans) comme la peste!

Les graisses jouent un rôle indispensable dans la lubrification de la muqueuse intestinale, passage obligé pour absorber l’ensemble des aliments, tout particulièrement les vitamines liposolubles et d’autres micronutriments difficiles à résorber comme le fer, le calcium et la plupart des vitamines B. C’est avec plaisir que j’ai tordu le cou à nombre de ces fadaises qui trompent la population et génèrent erreurs alimentaires tragiques et problèmes de santé.

Ne croyez jamais plus ceux qui vous disent : « on devient gros parce qu’on mange gras », « une calorie est une calorie», «le calcium doit toujours provenir des laitages» ou «les céréales complètes constituent la base de la pyramide alimentaire». On en a assez de tous ces dogmes qui, en réalité, n’ont aucune base scientifique! Ce sont de pures âneries que chacun répète à l’envi, médecins y compris, dans le mépris total de notre réalité biologique.

Nous sommes tous différents: il faut absolument personnaliser les conseils alimentaires car l’équilibre entre les grands groupes d’aliments (protéines, graisses, hydrates de carbone ou féculents) dépend des gènes et même de la flore intestinale propre à chaque individu. Chez certains, cette flore a subi les pires dommages infligés par une antibiothérapie agressive, laquelle sélectionne les micro-organismes les plus performants pour digérer les sucres complexes, ce qui entraîne une plus grande extraction de calories chez ces sujets.

N’écoutez pas les diététiciens qui vous font compter les calories, boire du jus d’orange avant le petit-déjeuner et avaler une galette de riz comme en-cas: arrêtons le massacre...

Outre le blog relatif aux antibiotiques, deux autres traitent des risques médicamenteux et de leurs conséquences délétères sur la santé digestive (inhibiteurs de la pompe à protons) ainsi que sur la santé osseuse (biphosphonates). Trois autres blogs visent l’interprétation correcte des analyses biologiques et certaines erreurs d’interprétation très (trop) fréquentes. Rappelons la philosophie fondatrice de la médecine fonctionnelle, soit le rétablissement des fonctions physiologiques et biochimiques au plus près de leur équilibre. Voilà bien un dogme qui mérite d’être soutenu et c’est sans doute le seul: «restaurons la normalité! ».

Ce principe s’applique évidemment aussi aux fonctions endocriniennes, tant aux hormones thyroïdiennes (11 blogs au total) qu’aux hormones surrénaliennes (4 blogs), et même aux hormones sexuelles féminines après la ménopause (2 blogs). Cela implique en outre que même les déséquilibres légers ou modérés (parfois appelés à tort «subcliniques») méritent toute la considération du corps médical. Il ne faut pas attendre l’insuffisance avérée ou le déficit flagrant : intervenons en amont, lorsque le dysfonctionnement n’a pas encore entraîné de véritable maladie. Nous serons bien plus efficaces à ce stade: la prévention d’abord ! Pourquoi attendre une pathologie relevant alors d’un traitement médicamenteux?

Pour plaire à l’industrie pharmaceutique? Oui, c’est vrai, le médicament fait souvent des miracles en cas de crise et il convient parfaitement à la résolution des cas les plus aigus. En prise chronique, les produits chimiques nous éloignent progressivement de cet équilibre physiologique tellement désirable. Dès lors, faisons en sorte de ne plus en avoir besoin! 

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